Lewis Hamilton a remporté dimanche 14 juin 2026 le Grand Prix de Barcelone-Catalogne au volant de sa Ferrari, décrochant ainsi sa première victoire sous les couleurs de la Scuderia après 33 courses disputées avec l’écurie italienne. La coïncidence historique est saisissante : c’est exactement sur ce même Circuit de Barcelona-Catalunya que Michael Schumacher avait signé son tout premier succès avec Ferrari, il y a trente ans, en 1996. Le Britannique de 41 ans met fin à une disette de 686 jours sans victoire — sa dernière remontant au Grand Prix de Belgique 2024 — et relance dans le même temps sa campagne pour le titre mondial, profitant de l’abandon du leader du championnat, Kimi Antonelli.
Une stratégie audacieuse qui fait la différence
Parti en deuxième position sur la grille aux côtés du poleman George Russell (Mercedes), Hamilton a bénéficié d’une stratégie trois arrêts mise en place par Ferrari, qui s’est révélée décisive. Lancé sur des pneus tendres dès le départ, le septuple champion du monde n’a pas pris la tête dès le premier tour, mais la Scuderia a saisi l’opportunité d’un régime de Virtual Safety Car — provoqué par l’abandon de Fernando Alonso — pour lui offrir un arrêt gratuit. Hamilton est ressorti des stands en tête et a ensuite creusé un écart progressif et implacable sur Russell.
Le Britannique devance finalement George Russell (Mercedes) et Lando Norris (McLaren), composant ainsi le premier podium entièrement britannique en Formule 1 depuis 1968, selon le rapport de course officiel publié par Formula 1 (formula1.com). Max Verstappen termine quatrième pour Red Bull, devant Oscar Piastri (McLaren) et Isack Hadjar (Red Bull). Le duo Alpine Pierre Gasly et Franco Colapinto complète un top 8 encourageant pour l’écurie française.
Le scénario du titre bouleversé par les abandons
La journée catalane aura aussi été marquée par une série d’abandons retentissants. Kimi Antonelli, leader du championnat pilotes, a été contraint à l’abandon au 62e tour sur les 66 que compte l’épreuve, tout comme son coéquipier chez Mercedes Charles Leclerc — qui courait sous les couleurs de Ferrari. Aston Martin a vécu une journée noire, Fernando Alonso et Lance Stroll n’ayant pas vu le drapeau à damier. Au total, sept abandons officiels ont été enregistrés lors de cette manche.
Ces défaillances mécaniques redistribuent significativement les cartes au championnat. Hamilton revient à seulement 41 points d’Antonelli au classement général. L’heptachampion est désormais pleinement relancé dans la course au titre 2026.
L’émotion d’un enfant devenu légende
Au-delà de la performance sportive, c’est surtout la portée symbolique de ce succès qui a visiblement submergé Hamilton. Interrogé après la course, le pilote britannique s’est rappelé avoir regardé, à l’âge de 12 ans, la victoire historique de Schumacher avec Ferrari sur ce même circuit en 1996.
« Je venais d’apprendre qu’il y a 30 ans Michael avait gagné ici. J’étais sur le canapé à regarder cette course, probablement comme beaucoup d’entre vous, avec un sandwich ou une soupe de poulet. J’avais seulement 12 ans », a-t-il confié, visiblement ému.
Il a également évoqué la sensation de revêtir enfin la combinaison rouge et de chanter l’hymne national aux côtés de l’équipe Ferrari : « Mon cœur semblait sur le point d’exploser de joie », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par mundodeportivo.com.
Le 106e succès d’une carrière hors normes
Ce triomphe est le 106e de la carrière de Lewis Hamilton en Grand Prix, faisant de lui le 41e pilote différent à s’imposer sous les couleurs Ferrari. C’est également sa 7e victoire à Barcelone, et la 32e piste différente sur laquelle il monte sur la plus haute marche du podium, selon racingnews365.com.
Hamilton, qui avait vécu une première saison difficile chez Ferrari en 2025, voit dans ce succès la confirmation des évolutions apportées à la voiture et à son environnement de travail : « Les changements que j’ai demandés et pour lesquels j’ai bataillé toute l’année dernière ont été réalisés. J’ai maintenant la bonne équipe autour de moi et la bonne voiture », a-t-il affirmé, déterminé à transformer cet élan en véritable assaut sur le championnat du monde.
